Grippe aviaire – Mesures de prévention renforcées

Comme plusieurs pays d’Europe, la France est confrontée à un épisode d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). Ces virus circulent activement par l’intermédiaire des oiseaux migrateurs. À l’échelle européenne, 27 pays sont touchés et près de 700 cas ou foyers ont été détectés dans la faune sauvage ou dans des élevages de volailles. L’ensemble du territoire national métropolitain est classé en niveau de risque « élevé » d’introduction du virus par les oiseaux migrateurs depuis le 4 novembre 2021.
En Bretagne, un premier cas a été confirmé le 7er décembre sur deux oies d’ornement vivant sur un étang sur la commune de Languidic. Une zone de contrôle temporaire de 5 km a été mise en place par arrêté préfectoral, imposant notamment le recensement des détenteurs de basses-cours, la séquestration des oiseaux domestiques et des visites vétérinaires dans les élevages professionnels. Compte tenu du niveau de risque élevé et de la situation fortement évolutive, des mesures de prévention renforcées s’appliquent avec deux objectifs : éviter l’exposition des oiseaux domestiques au virus par des mesures de protection et augmenter la vigilance sur les populations d’oiseaux qu’elles soient domestiques ou sauvages. Par conséquent, les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires pour tout détenteur de volailles ou autres oiseaux captifs résidant sur votre commune : 
claustration ou mise sous filets des basses-cours;
mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux selon des dispositions qui dépendent des espèces et des modes de production ;
interdiction de rassemblement d’oiseaux (exemples : concours ou expositions), sauf dérogation.
– en cas de vente de volailles vivantes sur le marché, l’accès est limité à un seul vendeur,
– en matière de pratiques de la chasse : conditions renforcées pour le transport, l’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et l’utilisation d’appelants. 
– par ailleurs, les particuliers détenteurs de basse-cour ou d’autres oiseaux captifs élevés en extérieur sont tenus de se déclarer auprès de leur mairie via le site Mes démarches ou le formulaire Cerfa 15472*02. 

La surveillance de la maladie s’organise sur 2 axes :
Surveillance de la faune sauvage : la découverte de cadavres d’oiseaux sauvages doit être signalée à l’Office français de la biodiversité (OFB) – Service départemental du Finistère-au 02 98 82 69 24 ou la fédération de la chasse au 02 98 95 85 35. Le signalement comporte les éléments suivants: les coordonnées du découvreur (identité et téléphone), une description de la situation : identification précise du lieu de découverte (coordonnées GPS, copie carte), date de la découverte et photographie des oiseaux découverts. 
– Surveillance des oiseaux domestiques : une mortalité inhabituelle doit faire l’objet d’un signalement auprès d’un vétérinaire. Il fera l’analyse de la situation et se mettra en relation avec les services compétents pour diligenter le cas échéant une enquête et la conduite de prélèvements. 
La mise en œuvre de ces mesures est essentielle pour éviter l’installation de ce virus sur notre territoire et protéger les élevages contre le risque qu’il représente. En effet, le virus entraîne une forte mortalité au sein des élevages et des pertes économiques sévères pour les filières avicoles. 
La consommation de viande, foie gras et œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille – ne présente aucun risque pour l’Homme. 

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